Perdu au cœur de Lastourville, dans le département de Mulundou, des vieux bâtiments aux murs blanchis par le temps veille encore sur les rêves de toute une province. C’est le lycée Catholique Saint Pierre Claver de Bamboro. L’un des premiers établissements scolaires de Lastourville, et sans doute le plus discret.

Dès qu’on franchit son portail, l’atmosphère change. Plus de bruit de la route nationale. À la place : des manguiers centenaires, des salles de classe où les bancs ont vu passer plusieurs générations, et ce parfum d’encre et de craie que seuls les anciens connaissent. Ici, l’éducation n’a jamais été qu’une question de programmes. C’est une tradition.
Fondé à une époque où l’école était encore un luxe en zone forestière, Saint Pierre Claver a ouvert la voie. Quand les autres villages de l’Ogooué-Lolo n’avaient encore que des écoles primaires, Bamboro formait déjà les futurs commis, enseignants et administrateurs du Gabon.

Le secret ? Une discipline catholique exigeante mariée à la rigueur des encadreurs de la première heure. Anciens élèves, ministres, médecins, préfets, chefs d’entreprise… ils ont tous une anecdote Bamboro à raconter. Le lever à 5h, les études du soir à la lampe-tempête, les matchs de foot inter-classes qui mettaient tout Lastourville en ébullition.
Aujourd’hui encore, le lycée garde cette âme. Les murs ont vieilli, les moyens manquent parfois, mais la réputation reste intacte. Dans tout l’Ogooué-Lolo, quand on dit « il sort de Claver », on comprend. On sait qu’on a affaire à quelqu’un qui a été forgé.
Saint Pierre Claver de Bamboro n’est pas juste un lycée. C’est un repère. Un lieu de mémoire pour le département de Mulundou. Un endroit où la province a appris à lire son avenir.
🎥📝ComCom Dio-FCV
